ommuniqué de la Coordination Comorienne en France
Crash A310 aux Comores :
Les autorités comoriennes continuent de briller par leur incompétence, dans le traitement des problèmes liés au crash de la nuit du 29 juin 2009, de l'Airbus A 310 de Yemenia Airways, dans les eaux comoriennes.
Aux Comores, le collectif des familles des victimes dénonce le laxisme du gouvernement comorien dans cette affaire ; dans un récent communiqué, des associations [de la société civile comorienne] en France accusent ce même gouvernement, de se préoccuper davantage des intérêts de la compagnie aérienne Yéménite que d'apporter assistance aux familles des victimes de cette tragédie nationale.
Une délégation gouvernementale est venue en France depuis le 13 juillet, prétendant venir à la rencontre de familles des victimes. Elle est rejetée par la majorité de la communauté comorienne qui juge cette visite inopportune, pour plusieurs raisons : les familles des victimes sont déjà en grande majorité parties aux Comores, soit par leurs moyens personnels, soit par le dernier vol du lundi 13 juillet - vol qu'a d'ailleurs pris le tout nouvel Ambassadeur des Comores; cette délégation est arrivée en France en catimini : aucun personnel de l'Ambassade des Comores n'a été l'accueillir ; les «clans » qu'elle a essayé d'approcher ont été copieusement chahutés dans les villes «visitées» : à Marseille, elle a été forcée à faire une rencontre à huis clos; à Dunkerque elle a été reçue par 5 personnes pour un fatiha dans une mosquée; à Paris la coordination se contentera de lui remettre un document sur les revendications de la Communauté!
Cette délégation gouvernementale est associée à des tentatives de diviser la communauté comorienne, de déstabiliser les différentes structures d'accueil et de réflexion mises en place par les migrants comoriens.
En France, comme aux Comores, les associations et les personnalités, récusant le «fatalisme » du discours du Président Sambi, se sont rassemblées en coordination nationale comorienne, pour agir efficacement dans les 2 pôles du soutien aux familles des victimes et de la recherche de solutions pérennes pour le système de transports aériens des Comoriens.
S'agissant du traitement du système de transport aérien, la coordination comorienne en France tient à faire savoir les revendications émanant des structures y associées :-
- l'arrêt définitif de la desserte par la compagnie Yemenia sur le tronçon Sanaa / Moroni / Sanaa ;
- l'autorisation, par les autorités comoriennes, que les compagnies qui desservent les Comores (Air Madagascar et Kenya Airways, ... ) puissent mettre en place des vols additionnels afin de répondre aux besoins immédiats des voyageurs en attente d'un transporteur ; dans ces conditions, les négociations tarifaires pourront se faire à Paris et non aux Comores ;
- l'organisation, dans les meilleurs délais, des états généraux sur le transport aérien aux Comores, qui pourront réunir les compagnies qui desservent les Comores, les autorités comoriennes et la communauté comorienne de l'extérieur à travers la «coordination nationale» constituée en France ;
- l'invitation de ces états généraux à «mettre davantage l'accent sur le volet sécuritaire, améliorer les conditions de déplacement des Comoriens et revoir à la baisse le prix du billet d'avion le plus cher au monde » (selon le communiqué des associations, du 15 juillet).
Pour la coordination comorienne, les référents des commissions :
Mustapha Abdou-Raouf, Issimaïla Badoro,
Mohamed Saïd Mouigni, Mohamed El Kabir Abdoulaziz,
Mabadi Ahmédali, Ahmed Wadaane Mahamoud,
Abdoulwahab Ahmed, Salim Hassane Ahmed,
Faouzy Ahamada, Fatouma Mzé Chéhi
Ivry sur Seine, ce 18/07/2009